Dimanche 19 octobre. Limni/ Loutra Edipsou.
3h00. La pluie tambourine langoureusement, une délicatesse qui n'empêchera pas mon desabusement. J'ai projeté d'aller jusqu'au monastère dans la matinée, si la pluie s'en mêle, ce sera foutu.
6h45, je me réveille, la pluie a l'air de s'être arrêtée. J'envoie un sms à Marlyse qui me répond qu'elle m'accompagne. Chouette 🙂. Et c'est ainsi qu'à 7h45, nous saluons les pêcheurs et partons voir le monastère à 8km500. La route est agréable, en bord de mer, avec parfois qques montées. Le monastère mène à un cul de sac, légèrement retiré dans la montagne. Malgré tout, quelques passages de voitures, qui nous font réaliser que nous sommes dimanche et qu'il y aura célébration de messe.
Le bâtiment ne paye pas de mine lorsque nous rentrons, mais c'est très coquet à l'intérieur. L'un des 3 grecs qui sont là à discuter s'assure gentiment que nous ne rentrerons pas dans l'église, ce qui n'était pas notre intention pour ne pas gêner le bon déroulement de la messe.
Nous repartons et retrouvons nos capitaines à 10h10, après un trajet alternant course et marche.
Le temps est toujours bien couvert, Damien aimerait partir dans la matinée et nous larguons les amarres à 11h00 pour Loutra-Epidsou, devançant de quelques heures Goyave.
Le vent est très léger. De temps en temps, nous deroulons le génois, mais ce n'est pas ouf.
A 14h00, nous entrons dans le port de Loutra. Les places sont prises par les bateaux de pêche et leurs canots finissent de réduire les places à zéro. Malgré tout, un des pêcheurs nous indique une place vacante avec bouée à l'avant et cul au quai. Il nous aide à l'amarrage et attend une petite pièce (que j'avais préparée).
Nous trouvons un resto. Damien y mange un pork steak battant tous les records de petite taille 😒. Ma soupe de poisson est bonne et en quantité suffisante.
Goyave arrive, Marlyse et Christophe vont au mouillage.
Un peu plus tard, arrive celui que nous comprenons être le propriétaire de la place où nous sommes. Il nous confirme qu'il n'y a aucun soucis, du moment que nous ne jetons pas notre ancre. Pas de soucis, cela aurait bien été la dernière de nos intentions 😁, à en juger tout ce qui traine au fond. En repartant, le gars, qui était venu jusqu'à nous en voiture (et oui, les grecs ont horreur de marcher), oublie qu'il y a un banc en bois et malheureusement pour lui, en ferraille aussi 😱. Aie ! ! Le parechoc n'a rien paré du tout et a reçu en sacré choc!
La pluie tombe par intermittence. Damien met en route le chauffage pour assécher un peu le carré.
Demain, j'irai goûter aux bains chauds qui ont fait la réputation d'Epidsou, le prefixe Loutra signifiant bain.
Kalinichta 🌃