Galatas. Dimanche 21 septembre.


Le vent a encore soufflé toute la nuit. Celui là même qui nous fait passer des nuits en alerte quand nous sommes à l'eau nous berce sur les bers. Et puis, la température est descendue de manière confortable.


Damien s'attaque ce matin au disjoncteur du guindeau (rappel: treuil électrique qui permet de remonter la chaine puis l'ancre). Nous avons un fusible de protection qui grille dés lors que le guindeau force anormalement. Pour le changer, le problème reste l'accès, bien planqué dans un coffre, ce qui ne se fait pas en 5mns quand il faut agir rapidement 🤨. Et on entend le capitaine râler "comment peut on être aussi tordu pour aller placer ce truc au fond du coffre !!". A sa décharge, je reconnais que c'est vraiment inaccessible! A croire que moteur, instruments ont été mis en place avant la fin du pontage du bateau. Je ne le sais pas encore, mais j'aurai l'occasion de le vérifier en fin de journée.


A 11h30, nous enfourchons les vélos pour rejoindre les amis et se faire un petit resto. Avant cela, nous nous installons dans le cockpit d'Arraial, nouveau bateau de Josiane et Pierre pour trinquer. A peine installés, un type, skipper et loueur de catamaran, arrive en disant qu'Arraial doit partir puisqu'il empiète sur sa place. Le grec du bateau d'à côté s'en mêle en disant que ce skipper ne sait pas faire de manœuvres avec son cata. Une histoire en somme de territoire et d'ego qui nous destabilise, des engueulades en anglais et en grec, pour finir comme ça aurait dû commencer: le cata s'est amarré à côté d'Arraial. Je pense que les relations de voisinage seront fraîches du côté du quai de galatas ce soir 😉.

Nous passons un moment délicieux avec les amis au restaurant, le prolongeant avec une pose café/expresso/café freddo/ cappuccino. 16h30, il nous faut retourner au chantier.


Nous avons pu constater depuis Galatas que voiliers et catas étaient bien nombreux et certains ont dû partir au mouillage par manque de places disponibles. Si c'est le cas pour nous demain, il nous faut remplir notre réservoir d'eau car il est casi vide, tant pis si l'eau du chantier n'est pas de première qualité puisque nous ne la buvons pas, elle ne sert pour la douche, la vaisselle et le ménage.

Remplir un réservoir d'eau, pas très compliqué me direz vous... mais vous oubliez alors que nous sommes en bateau. Et en bateau, pas grand chose n'est simple 😡. On sort et déroule donc le tuyau, on le met dans la trappe, on fait couler l'eau et elle déborde au bout d'une minute alors que le réservoir est loin d'être rempli 😒Pfff, ça sent le vécu d'il y a 2 ans 😫. Pour gérer la pression à l'intérieur du réservoir, un évent (prise d'air) a été mis en place. Le notre est placé sur la poupe, relié au réservoir par une tuyauterie. L'air peut ainsi circuler hors du réservoir lors du remplissage et à l'inverse, y entrer lorsqu'on utilise l'eau.

Donc, notre problème vient certainement de l'évent qui est bouché et pour le déboucher il faut, devinez quoi, ...aller dans un coffre 😵‍💫, c'est moi qui m'y colle. Je dois rentrer mon buste, puis pivoter sur le dos pour pouvoir démonter et récupérer le morceau de tuyau où se portent nos soupçons . Bingo!! Une bestiole a profité de l'été pour y faire son nid. Elles devaient même être à plusieurs pour transporter autant de pollens et utiliser un étau pour le bourrer au point d'en faire une mousse compacte infranchissable !! Le tuyau est nettoyé, mais l'intérieur du coude en inox auquel il est rattaché reste inaccessible du fait de son virage. Nous y allons à coups de gonfleur pour faire pression avec l'air et arrivons à bout du dernier amas de pollens . Ouf!!. Cassés nous sommes.


La plaisanterie nous a pris une bonne heure, le temps d'une accalmie avec le vent et nous n'avons donc pas pu mettre le génois à poste. Le vent souffle de plus belle. Pascal nous a dit avoir mesuré une pointe à 43 noeuds hier. Ça soûle ce vent!! Espérons que nous pourrons mettre à l'eau demain! En tout cas, on se prépare. Le vélo est plié et rangé. Le réveil à 7h15.


Kalinichta 🌃