Galatas. Vendredi 19 septembre.


Dès 8h00 du matin, Mickael, notre boatyard met ses engins en route. Malgré le vent, 2 bateaux sortent de l'eau. Il est vrai qu'à cette période, il y a plus de sorties que de retour à l'eau pour les voiliers. C'est la 1ère fois que nous avons un tel coup de vent à notre arrivée. Ce qui nous contrarie, c'est que, d'après les prévisions, il se calme 1 ou 2 jours et va repartir de plus belle. Nous aimerions aller à Volos, au nord de l'île d'Eubee et il va falloir viser juste pour le passage au niveau de Karistos.

En attendant, nous préparons le bateau, enfin, surtout Damien.

Mise en place des pare-battages. J'ai confectionné avec du tissu traité pour les uv ( je remercie au passage notre ami Frank qui nous l'a fourni) une protection qui permet de ralentir le vieillissement des parre battages face aux agressions du soleil et des frottements contre les bateaux et le pire, contre les quais. Ces chaussettes de pare battages sont vendues, pour les dimensions qui nous intéressent, 20euros pièce (hors sites tels que Temu ou Amazone que nous boycottons), alors avec nos 8 pare bat, ça vaut le coup que je me décarcasse. J'en ai fait un seul pour essayer, histoire de voir comment il vieillit dans la saison. Il va nickel. Trop beau le pare bat en habit de capitaine, ça lui donne un air de 1er de la classe, il se la pète. Mais là, c'est moi qui me la pète, trop fière de moi 😂.

Vers 10h00, je propose à mon capitaine d'aller à Poros pour couper un peu la journée, lui sur le vélo et moi sur mes baskets. Nous avons 3 jours à "tuer" sur le chantier, ça risque d'être long... 

A mon arrivée, 1/2 h après Damien, je vois une petite chaîne humaine qui s'active sur le bateau de Josiane et Pierre. Après avoir passé 10jours à briquer et s'approprier Arraial, ils emménagent leur nouveau petit nid. Damien récupère les sacs sur le ponton, les passe à Pascal, puis Brigitte, Pierre pour finir à Josione dans le carré. A 5, ça va plus vite!!

Un catamaran arrive pour s'amarrer. Mais après 3 essais infructueux, dont 1 où il a failli embarquer la chaîne d'Arraial, il préfère partir...

Nous traversons pour aller sur Poros. Il est presque midi et les producteurs du petit marché du vendredi ont déjà plier une bonne partie de leur production. Zut!! Quelques courses au Kritikos, un petit apero au skipper et nous prenons le chemin du retour. Il est 14h30 lorsque nous passons à table dans le carré de Mistral Gagnant. Pour couper la journée, ça l'a bien coupée ! !


Une petite sieste pour ne pas risquer de se faire un claquage 😉 puis travail de mousse pour moi, vaisselle et lessive.


Damien actionne les 2 vannes consacrées aux toilettes. Si du W40 suffit à la plus grosse à mieux fonctionner, la 2ème, qui permet à l'eau de mer d'accéder à la cuvette refuse de s'ouvrir 😒. On n'est pas encore à l'eau qu'on a déjà des "emmerdes", petites certes, alors parlons plutôt de désagréments 😅. Il faut la changer. Avant même de commencer Damien peste, non pas devant la complexité de la reparation mais l'accessibilité. C'est reparti pour des postures improbables...

La vanne démontée est corrodée et dans l'action, le passe coque montre du jeu, il nous faut le changer aussi. On se mettra à deux pour tenter vainement de le dévisser. Damien sort la grosse artillerie, du moins, la plus efficace: la scie à métaux. Exit le passe-coque!

Tandis qu'il part à la douche, je vais me baigner. L'eau est bonne mais les vagues désagréables. Par 2 fois, elles me déferlent dessus. Il est vrai que le chantier se trouve face à la passe de la baie de poros. Les vagues qui s'échouent sur les bords de Kalypso arrivent de loin. Mon bain a duré le temps d'un aller retour, c'est à dire 1mn 😒.

Le reste de la journée passe très très vite. Damien ne verra pas la 2eme mi- temps du match de rugby féminin et je ne parviendrai pas à écrire l'article pour le blog, les lettres dansent devant mes yeux...et l'expression "piquer du nez" prend à ce moment là tout son sens, vu que je me retrouve le visage collé au telephone a chacun de mes sursauts 😅😴