Dimanche 6 octobre. Ermopouli.


La nuit a été étrangement calme. Pour une nuit de we déjà, et parce qu'un vent de 20 à 30 noeuds était annoncé et que ça a été le calme plat.

Je me réveille à 6h00. Vent nul. Je regarde la météo, on devrait avoir actuellement 20 noeuds de vent. Pfff, que tchi, je ne sais pas où ces noeuds sont passés ... A 7h00, ça y est, ils pointent leur nez.

7h15. Mon capitaine dort à poings fermés. Je ne sais si on part aujourd'hui, alors, je monte vite fait à la cathédrale St Georges pour ne pas revenir trop tard. Je trouve sur mon trajet les ruelles typiques des cyclades, contrairement à celles qui montent à l'église St nicholaos et même celle de la résurrection, plus récentes. Je me dit qu'Ermopouli est né sur cette colline. C'est ici que se trouve l'ancienne ville. D'ailleurs, la cathédrale St Georges (catholique) à été construite en 1170, donc bien plus ancienne que ses 2 consœurs orthodoxes (autour de 1870). Elle est aussi beaucoup plus sobre. Je ne peux malheureusement pas prendre de photos car il n'y a pas de parvis, ses murs sont ceinturés par les escaliers et ruelles, pas de recul possible.

Je redescends par une myriade de marches, en suivant un ancien balisage rose collé au sol, le citytrail de Syros. Ben, ils n'ont pas dû être déçus par le dénivelé les participants!

Je retrouve mon capitaine au bateau. La mer est encore un peu formée et la forme du capitaine moyenne. Nous resterons un jour supplémentaire sur Syros. Mon capitaine dit qu'il va écouter les conseils de son infirmière Josiane et reposer sa cheville aujourd'hui. Au bout d'une semaine, il serait temps ! 🤣.


Aussi l'après-midi, je pars pour une rando. Je récupère le bord de mer à Azolimnos puis continue par le sentier du littoral jusqu'à Bari plage, au sud de Syros. La tentation est grande de continuer jusqu'à la grande baie, mais d'une part je la connais pour y avoir mouillé par 2 fois, et d'autre part il me faudra revenir sur mes pas pour ne pas récupérer la nationale trop tôt.

J'aurais dû commencer ma boucle par la nationale car c'est sans aucun entrain que je l'emprunte après avoir foulé les sentiers du bord de mer . Ça me prend une petite heure, mais une petite heure de trop.... , trop de bitume, trop de bruit, trop de véhicules en tout genre.

Sur le sentier, il faut rester très vigilant. La mer est parfois en contre bas de 10m, au pied d'une falaise elle-même à moins d'un mètre du sentier, heu.... J'observe bien et trouve parfois un passage plus sécurisé, taillé dans la garrigue par des plus anxieux que moi.

Je ne resiste pas à une petite baignade dans la baie d'Azolimnos. On y est à l'abri du vent, la mer est plate et ce dimanche, les quelques grecs semblent apprécier le calme retrouvé après la saison estivale.


Je retrouve mon capitaine après 3h00 de marche et 14,5 kms. Il vient d'aider un catamaran à s'amarrer. Nous savions qu'il arrivait car il nous a contactés à midi, via l'application navily, pour savoir s'il restait de la place dans le port.

Nous discutons un bon moment avec nos voisins italiens.

Un gros 2 mâts entre en fanfare dans la marina. C'est un promène-touristes qui sort tous les jours. Mais aujourd'hui semble être un jour spécial, avec la diffusion à hauts decibels de chants grecs et un attroupement dans le "cockpit" où ça danse le sirtaki. Cela ressemble plutôt à une joviale sortie familiale.


Damien répare le ventilateur qui sert à refroidir le moteur du frigo. Les fils électriques passent dans un des coffres et l'un des fils à été arraché lors d'une fouille dans le coffre. Un moment de torture pour le capitaine à cause de la difficulté d'accès et son manque de souplesse. Je l'aide comme je peux : tantôt eclairagiste, tantôt contorsionniste. Mais il s'en sort bien et le ventilateur est de nouveau opérationnel.


19h30 (18h30 chez nous) , la nuit est tombée. Pas le vent qui va nous aider à faire chuter les 27° du carré .


Demain nous devrions partir pour le sud de l'île de Paros, dans la baie d'Aliki.


A demain 😘