Ermopouli. Vendredi 4 octobre.


6h30. La nuit a été bien calme. Le catamaran arrivé hier après-midi avec son équipage roumain est déjà parti, silencieusement... des gentlemen roumains, ben oui, ils sont rares mais ils existent 😉


7h30. J'enfile les baskets et pars à la découverte des ruelles, celles qu'on ne cherche pas forcément à visiter mais qui ne manquent pas de charme. Je commence par passer par la grande place devant l'imposant hôtel de ville. Une dame balaie les escaliers, je ne sais comment elle n'est pas découragée devant l'ampleur du boulot. Je me rends ensuite à l'église St Nicholas, puis longe la côte en hauteur par rapport à la mer et me retrouve à l'église de la résurrection, d'où l'on a une vue slendide. On peut descendre un escalier géant (pas large, plutôt le style de celui qui n'en finit pas) ou zigzaguer en suivant son instinct. Je passe par une ruelle pietonne charmante, jonchée de tables avec des consommateurs de café. Ils parlent tous à voix basse, comme pour ne pas nuire à la sérénité qui se dégage de ce lieu.

Je rentre tranquillou au bateau et retrouve mon capitaine au café, devantson expresso.

Nous passons au bateau, il est déjà presque 10h00. Toujours pas de nouvelles de Chris de Zannikos, notre courroie ne semble pas vouloir arriver aujourd'hui.

Je monte l'opération laundry. Je récupère tout le linge sale ainsi que torchons, serviettes, draps et alèses. Ça fait 2 beaux sacs de linge. Nous prenons la navette et descendons à l'arrêt le plus près de la laundry. Damien repart en sens inverse car nous avons oublié d'orienter les panneaux solaires. Cela l'arrange peut-être de trouver un echappatoire, la laundry n'a en effet rien de très exaltant. J'ai la chance de trouver une machine de libre en arrivant. Ensuite, du monde arrive dont une grecque avec 3 gros sacs. Elle les laisse sur place et s'en va. 2 jeunes touristes anglaises arrivent avec un maigre filet de vêtements et attendent patiemment leur tour. La femme grecque revient 1/2 h plus tard et dit aux 2 touristes que son linge est là et que c'est donc son tour. Elle campe devant les machines pour être sûre de prendre toutes celles qui se terminent au fur et à mesure. 3 machines sur les 4, voilà qui s'appele monopoliser. Quel toupet! Les touristes ne peuvent en supporter plus, elles s'en vont. J'ai fait tourner 2 machines l'une après l'autre pour laisser la place aux autres. Bien contente de ne pas être là en haute saison, ça doit parfois finir en baston!!


Je retrouve mon capitaine sur le port où j'ai déniché un petit restaurant grec typique, au milieu des pubs et restaurants branchés. Nous nous sommes régalés pour un prix plus que raisonnable, moi avec un grilled calamari et Damien avec... son porc steak 🤷‍♀️.


Retour au bateau par la navette dont nous maîtrisons dorénavant les horaires et arrêts. Mistral Gagnant s'improvise dès lors étendoir: sa bôme, ses filières, ses écoutes. Le vent souffle entre 10 et 15 noeuds et il est chaud, un sèche linge à ciel ouvert. Parfait.


18h00. Nous partons faire qques courses pour ce soir et en rentrant, je reçois un message de Chris, de chez Zannikos. Notre courroie est arrivée. Youpi! Je vais de ce pas la chercher.

Mon capitaine commence à la monter. Il finira demain matin.


Bonne soirée. A demain