Karistos.

Lundi 14 octobre.


Réveil comme d'hab à 6h00.

Je pars à 8h00 pour me rendre au "castle rosso". Je vérifie que j'ai bien mon émetteur à hauts decibels ET ma bombe au poivre. Sur l'île d'Eubee, les chiens sont nombreux et hargneux. Pas loin de l'arrivée, je me prépare à recevoir les aboiements de 2 petits roquets qui m'ont fait suer voilà 3 ans. La propriétaire a dû se faire remonter les bretelles car je la vois qui promène ses chiens, dont un en laisse, l'autre la suis comme le petit toutou qu'il n'est pas. J'ai dû mal à reconnaître en ces chiens à mémère les petites pestes qui m'aboyaient dessus alors que je marchais sur la route et ce sur une centaine de mètres....

Le château n'a pas changé. Il est vrai qu'au bout de quelques 800 ans, 3 années passées sont bien insignifiantes.

Je m'installe au point culminant du château, vers la chapelle, à l'abri du petit air qui souffle et où je bénéficie d'un très beau panorama. Je suis curieuse de connaître le dénivelé parcouru sur les 4km600 : 322m seulement 😒, petite forme car je l'ai trouvée un peu dure cette montée🥵 !

Je fais mon parcours retour pour pouvoir l'envoyer à Damien. "Comme ça, au cas où tu disparais, je saurai où il ne faut surtout pas chercher" 🤣, plaisanterie de sa part, très drôle. Enfin, j'espère que c'en est une 🤔.

Je pourrais redescendre par la route ombragée longée d'un cours d'eau, celle qui passe par le village Mili. Mais je vois un chemin de terre que je n'ai jamais emprunté. Finalement, je n'irai pas bien loin, un petit troupeau de mouton occupe le chemin, sous bonne garde de chiens, mais je ne vois aucune trace du berger. Bof, ça refroidit mon enthousiasme, je vais revenir sur mon tracé classique.


Mon capitaine vient à ma rencontre et c'est ensemble que nous allons boire un coup sur Mistral Gagnant, avant d'aller à Cavo d'Oro acheter des plats tout prêts. Porc en sauce au citron/frites et petites pâtes aux calamars. Voila pour nos 2 prochains repas auxquels je rajoute salade et champignons. Miam, un délice .

En fin de matinée, Damien s'occupe du gasoil ⛽️ et huile pour Mistral Gagnant, de l'essence/huile pour le moteur d'annexe. Pendant ce temps, je défais nos longs coussins de cockpit pour laver les housses. Elles ne sont pas chouettes. Les rayures bleues, passe encore mais le blanc est plutôt tendance gris...

Pendant notre repas de midi, notre voisin français, Hugo, skipper, prépare le bateau de son papa, un feeling de 10.90 pour emmener 10 jours un couple avec leur petit Camille, pour une découverte de la Grèce à la voile. Hugo explique tout avec patience. Quelle amarre lâcher en 1er, le guindeau, plier la passerelle pour pouvoir remonter l'annexe sur son support. Toutes ses explications, nécessaires, rendent le départ un peu long pour le petit Camille, 3 ans (à peu près), qui s'impatiente de ne pas voir le bateau "décoller" 🙂. Ça y est tout est prêt, le papa d'Hugo prend les photos du départ imminent, amarres prêtes à être larguées...quand une alarme retentit : celle d'une surchauffe du moteur. Quelle déconvenue pour tous! Il faut faire venir le technicien du chantier qui avait pourtant procédé à la révision du moteur. Départ différé à demain. Bienvenue dans le monde de la plaisance 😉, pas toujours le pied 😒. Il s'avérera que le fautif est l'échangeur, il doit être nettoyé dans la soirée....


Dans l'après-midi, Damien fait le joint du frigo et de mon côté je frotte les housses qui, sans revenir au blanc d'origine, sont nettement plus présentables . J'en utilise l'eau savonneuse pour lessiver le pont du bateau. J'ai acheté une lessive à base d'huile d'olive, le savon de Marseille local, en espérant polluer le moins possible.... Il lave bien mais ne sent pas super bon 🤷‍♀️.

Pendant ce temps, mon capitaine a fui le navire pour aller boire un café avec Hugo.


La journée, comme les précédentes, est passée très vite. Le vent annoncé arrive en raffales dans la soirée. Nous dormons sur nos 2 oreilles, nous sommes bien abrités.