Naoussa (Paros)/ Ermopouli. Jeudi 10
Le quai, bien que bondé, est resté calme toute la nuit. Les festivités ont eu lieu dans un bar suffisamment loin pour nous déranger mais pas assez pour savoir que la musique a stoppé à 3h00 pétantes. Je m'interroge sur l'incongruté d'empoisonner la soirée et partie de la nuit de bons nombres d'habitants pour une simple poignée de fêtards. Mais je n'ai pas la réponse...
Je fais presque la grasse mat en me réveillant à 7h00. Tout semble silencieux à bord du cata amarré devant nous. Il nous bloque, nous et le cata à notre babord. Son skipper me dit avec résignation que "we are in prison". Bon, rien ne presse mais à 9h00, nous mettons tous les deux notre moteur en route et commençons à défaire nos amarres. Mais pour le skipper grec, il en faut plus pour lui mettre ne serait-ce q'un micron de pression. Nous adoptons donc la grecque attitude et patientons jusqu'à son départ, à 9h15 ,après son café et sa cigarette !!
Le vent ne souffle pas terrible à la sortie de la baie mais un voilier plus loin semble en toucher un peu. Nous deroulons donc la grand voile en prévision. Et nous ferons toute la traversée à la voile, la moitié du parcours avec l'appui du moteur, l'autre sous voiles uniquement. Nous arrivons à Ermopouli à 13h30. La place que nous avions laissée est libre. Amarrage impeccable. Le plus dur étant fait, un allemand vient nous dire que nous faisons une excellente team, plus pour discuter que pour nous aider. Il continue en me regardant à jacasser dans un français moyen pendant que je tente de repousser les 5 tonnes du bateau pour remettre les pare battages en place, le vent plaquant la coque contre le quai.🙄
Pendant que nous finissons notre salade de tomates, un français vient s'amarrer. Il apprecie notre aide, d'autant plus qu'il est seul à bord de son 40 pieds.
Je file chercher un double expresso luggo sugar médium à emporter pour mon capitaine pendant qu'il met sa cheville dans la glace. Et oui, un vrai coq en pâte 😉.
Puis je pars pour une marche de 10kms. Je me fixe la montée vers les 3 églises : st Nicolaos, la Résurrection et st Georges. 280 m de dénivelé en tout.
Dans la descente, je passe vers des quartiers certes modestes mais avec des places arborées où il est possible de se garer. A deux pas du tumulte urbain sans en avoir les inconvénients, je trouve l'endroit interessant
Je retrouve mon capitaine aux courses. Il est déjà 18h00 passées.
Damien passe une partie de cette fin journée à discuter avec un français qui vit là une grande partie de l'année, et qui a un bon réseau : mécaniciens marine, électriciens, avocats (avec lequel nous avions discuté sans savoir..) etc ....c'est toujours bien d'étoffer son réseau.
Voilà encore une journée bien remplie .
Il est possible que nous fassions la traversée direct jusqu'à Karistos sans faire d'arrêt à Kea ou Andros. A voir....
A demain