Poros / Ermioni. Jeudi 24 octobre.


Grasse matinée pour moi, réveil à 7h00 !! Le capitaine? 9h00 !!


Alors que j'avance un peu le blog, que j'ai quelque peu délaissé ces dernières 24h, j'entends de l'eau couler. Quid? Je pense d'abord à notre voisin Hugo qui prendrait une douche. Mais non, ça a vraiment l'air de se passer sur notre pont. Je sors la tête du carré et voit que notre robinet a été ouvert à la borne et l'eau s'ecoule au bout du tuyau, resté sur le pont 🤔. Personne aux alentours, si ce n'est un équipage qui s'affaire car son ancre a lâché et leur voilier est contre le quai. Comme ils ont mieux à faire qu'à s'amuser à faire des farces, je suppose qu'il s'agit d'écoliers en train de rigoler de leur bonne blague, cachés je ne sais où....


On largue les amarres à 10h00 juste après une claque de 20 noeuds, qui nous donne le ton de notre navigation à venir. Je retourne à mon poste de guindeau. J'ai tellement peur que la chaîne s'y coince de nouveau que je la tire dans le puits au fur et à mesure qu'elle remonte. Pour un peu, le guindeau, c'est moi 😅. La pièce plastique qui avait cassé n'a finalement pas trop d'incidence sur le fonctionnement du guindeau. Lorsque nous avons acheté notre chaine, Pavlou a marqué tous les 10m avec un serre flex. L'un d'eux s'est arraché et resté coincé dans le guindeau. C'est lui le coupable, qui avait coincé la chaîne et grillé le fusible.


A la sortie de Poros, la mer est bien formée, le vent à 20 noeuds, 25 en rafales. Nous avançons jusqu'à la passe avec le génois pas tout à fait déroulé et au moteur. Les bateaux que nous croisons s'en voient pour remonter. La mer est ici mauvaise. Nous roulons entièrement le génois dans la passe car nous sommes plein vent arrière.


Après la passe, la mer est plate, ça fait du bien. Mais nous ne nous attendions pas à un vent aussi capricieux, aussi changeant en direction et en force. On passe de 10 noeuds à 30, du pré serré au largue, voire grand largue.

On croise une flottille qui navigue à la voile. Des catamarans aussi, semblables à des verrues posées là on ne sait pourquoi, qui naviguent au moteur. Ils font parfois route sur nous. Je panique à chaque fois mais le capitaine Damianos reste stoïque en me disant que nous avons la priorité car sommes tribord amure. "Oui, mais eux, est ce qu'ils le savent?😬".

Le vent devient fort. Nous avançons entre 5 et 6 noeuds sous génois seul. La grand voile reste enroulée, 30 noeuds en rafales, c'est un peu trop pour risquer un de ses caprices.


Nous arrivons à Ermioni à 14h00. Je reconnais aussitôt sur le quai la silhouette de Catherine et Rémi, venus nous accueillir. Ça fait tellement plaisir de les retrouver, après 2 années sans se voir.


Nous passons une grande partie de la journée ensemble et finissons en compagnie d'un sympathique équipage belge. Autour d'un verre off course.


Retour au bateau où après un plat de pâtes, Damien tente pour la 10ème fois de regarder un reportage sur l'aviation. Ce soir ne fait pas exception, j'entends sa respiration du sommeil, doux euphémisme quand on connaît ses ronflements 😅 mais il a quand même tenu 10mns!!


Dehors, les enfants jouent dans la rue Il est bientôt 22h00, demain, il y a école, mais ils jouent, pendant que les parents se retrouvent pour discuter sur un banc. C'est plutôt chouette.


Kalinixta.