Lundi 21 octobre. Poros
La fin de nuit a été moyenne pour mon capitaine qui traine depuis 4 jours une crise d'urticaire. Ça allait à peu près jusqu'à cette nuit avec la prise de ses anti-histaminiques a la base prevus pour ses rhinites mais désormais, les boutons sur tout le torse et bras le démangent affreusement. Je pars à la pharmacie dès l'ouverture pour demander un anti-histaminique plus ciblé pour l'urticaire. La pharmacienne me vend du zyrtec, 1c/jour. Ça soulage les démangeaisons assez rapidement.
Je laisse alors mon capitaine aller boire son expresso et je pars courir. Je fais un aller retour sur la route du littoral, je ne m'en lasse pas (du littoral, parce que courir ...parfois...🙄).
A mon retour, nous appelons Brigitte et Pascal, pour prendre de leurs nouvelles. Ils ont repris une belle voix et le moral, ça fait plaisir. Leur panne de moteur vient de bactéries qui se developpent parfois dans le reservoir du gasoil et bouchent le circuit. Une vraie plaie. J'imagine Pascal, sujet au mal de mer, le nez dans le moteur, par des creux de 1,50m pour tenter de le redemarrer. Le pauvre...
Ils ont pu remettre en route ce matin grâce a un bidon de gasoil prêté par Josiane et Pierre.
11h00. Je me cale confortablement dans le carré avec l'espoir d'une bonne séance de lecture. Damien, lui, tente de régler le problème de notre réservoir d'eau. Il est très difficile à remplir car il deborde lors du remplissage avant même d'être plein. Nous sommes partis de Karystos avec une moitié de réservoir alors que Damien etait persuadé de l'avoir rempli, au point de ne pas avoir vérifié la jauge d'eau. En fait, une prise d'air existe bel et bien mais elle doit être bouchée, mais où ? Encore faut-il savoir quel est le bon conduit, il y en a partout!!. Damien m'appelle à l'aide (j'ai lu 2 pages 🫤) car ça démarre dans le coffre, (incompatible avec la souplesse et le gabarit du capitaine). Le conduit identifié (à tord), on passe un temps infini, à coup de pression d'air (avec le gonfleur), de pression d'eau (avec le tuyau), de passage de fil de d'inox, à déboucher le circuit (souvent des insectes qui y font leur nid, en terre) ... du trop plein du chauffe-eau. Ah, mauvaise pioche, mais au moins, ça,c'est fait.
Pour ne pas risquer de se tromper de nouveau, on mène notre enquête au départ du réservoir cette fois. Il faut démonter le lit 😒, le réservoir est dans un coffre au dessous. De coffre en coffre, pliés en 2, on suit la trace du tuyau jusqu'à trouver la bonne prise d'air. L'évent se trouve à l'arrière du bateau, il est bouché en effet. On met un petit coup de pression d'eau, et là problème : l'eau va quelque part mais certainement pas au bon endroit puisque l'évent reste bouché. 🤔 Nous retrouvons le coffre de rangement tout proche inondé. Le tuyau y passe et comme il était masqué, nous n'avons pas vu qu'il y avait un raccord dont le serre flex métal s'était détaché. Sous la pression d'eau, le tuyau a sauté. Séance essorage, raccordement, curetage et nettoyage de l'event.
Les 2 bonnes nouvelles, c'est que nous avons désormais une prise d'air/ sortie de trop plein fonctionnelle pour le réservoir d'eau et eureka! nous avons enfin trouvé d'où venait l'eau qui s'infiltrait dans le coin de l'assise de notre chambre lors des navigations: le serre flex plus en place, le trop plein d'eau suintait le long du tuyau puis passait par dessous les coffres (donc indetectable lors de mes petites enquêtes) pour ressortir dans le coin, à travers un petit bout de moquette . Le plaquage bois y est d'ailleurs abîmé. Le problème date depuis avant notre acquisition .
Bon toutes mes explications me semblent confuses à la relecture. M'enfin, il faut bien que je justifie les 3 heures que nous y avons passées! Nous terminons à 14h00, et je propose au captain qu'il paye l'apéro à son arpet (moi, en l'occurrence 😁) . Il ne se fait pas prier. Bière et blanc au skipper café.
Nous appelons dans l'après-midi Josiane et Pierre pour avoir aussi de leurs nouvelles. Josiane garde un affreux mal de tête après avoir été violemment projetée lors de l'empannage sur une poulie et taquet coinceur , d'où la blessure dont j'ai parlé hier. Pierre se remet d'une brûlure à la cheville dûe au frottement d'une écoute qui, delogée de son taquet, a filé brutalement alors que le pied de Pierre était pris dedans.
Qui a dit que la voile, c'était cool!!
Grâce au dépannage du moteur de Brise Du Midi, les 2 voiliers ont pu rejoindre le fond de la baie d'Achkadi, au nord de Siros où malgré le vent, les équipages vont pouvoir se reposer et se remettre de leurs émotions...
Les démangeaisons reviennent en force pour enquiquiner Damien. Nous retournons à la pharmacie où on nous propose d'aller voir un dr. Au vue de la tête de Damien, je demande une pommade à base de cortisone. Voilà qui parvient à le soulager. Le problème est que nous n'arrivons pas à identifier l'origine de cette crise....
Nous retrouvons Claude au clock café. Cela fait plaisir, voilà bientôt un mois que nous ne l'avions pas vu. Moment toujours très convivial, avant de rejoindre Mistral Gagnant, perdu au milieu d'une nuée de catamarans et monocoques de location, envahisseurs de ponton.
Kalinixta.