Tinos. Dimanche 29 septembre.
La nuit a été aussi bruyante qu'attendu. Aussi, avions nous fermé notre hublot et profiter de l'électricité pour laisser tourner le ventilateur.
Nous partons à 7h30 avec Dany pour une rando. Je sais que ça va monter et m'attends à marcher essentiellement au milieu des cailloux.
A peine descendues de Mistral Gagnant, nous croisons 2 femmes aux genoux bleus, un hématome énorme à chacun des genoux. Dany en devine l'origine bien plus vite que moi : la montée à genoux vers l'eglise Evangelistria. Et alors que nous empruntons l'avenue principale, nous voyons des fidèles s'exécuter.... J'avoue avoir du mal à trouver un sens à tout cela mais j'avoue aussi manquer d'éléments de base pour me permettre de juger.
Nous empruntons un parcours balisé qui nous mène, devinez... vers une chapelle. Une belle maison en pierres la jouxte. Elle a l'air abandonnée malgré une très belle qualité de construction. La porte est défoncée et donne sur un petit hall qui lui même donne sur une cuisine spacieuse aux éléments modestes et surtout complètement détruits. A l'extérieur, un espèce de préau avec voûtes et bancs. Ceci nous amène à supposer que c'était un lieu de rdv pour les fidèles, après la messe, un moment de partage autour d'un verre, un plat... mais hélas, les lieux ne servent plus. Nous apercevons quelques maisons seulement qui auraient pu être concernées, sans nous douter que sur l'autre versant de la colline, se niche le pittoresque village de Ktikados. En quittant la chapelle, après une descente, un petit pont et une montée nous voilà dans ce village d'un blanc immaculé. Les cloches de l'église catholiques sonnent à notre passage, nous forçant à proteger nos oreilles tant il u a de décibels ! !
Les habitations sont tellement serrées qu'on croit évoluer dans un tetrix grandeur nature. L'auberge du village cache sa magnifique terrasse avec vue plongeante sur la montagne et la mer. Les rares habitants que nous avons croisés sont très discrets et souriants. Bien sûr, les chats sont là et les plus jeunes semblent montés sur des ressorts. Nous quittons ce village, un vrai petit bijou, aussi discrètement que nous y sommes entrées.
Nous passons un petit pont, devenu le quartier général d'un troupeau de chèvres, qui y trouvent de l'ombre et de quoi boire dans une petite fontaine.
Puis nous continuons notre descente jusqu'à la mer où une plage de sable nous tend les bras. Avec la chaleur, nous ne résistons pas longtemps à une bonne baignade. Nous avons parcouru 9,5kms et 377m de dénivelé.
Nous retrouvons mon capitaine, venu à notre rencontre.
Arrivée au port, j'aperçois Gilles, le français qui s'est échoué hier à l'entrée du port, et que j'étais passée saluer en rentrant du resto. Les garde côtes lui ont sans surprise demandé (et gardé) son passeport. Nous sommes dimanche. Nous espérons que tout va vite rentrer dans l'ordre pour lui.
Il fait très chaud aujourd'hui. Nous mangeons tôt et restons dans le carré avec le ventilateur....Le thermomètre affiche 30°. A 17h00, nous pointons notre nez à l'extérieur pour aller nous baigner. Vamos à la playa, qui des tongues aux pieds, qui des mules. En passant de la route à la plage en dévers, le capitaine glisse et entend craquer dans sa cheville. Aie aie aie. Plus la peine de se baigner, nous voilà tous les 3 refroidis... Après qques minutes, la cheville va mieux et mon capitaine rentre au bateau clopin clopant.. nous le rejoignons pour l'apéro qui deviendra aussi notre repas.
Entretemps le frigo nous a laissés tomber, mais nous verrons cela demain.
Le vent du nord devrait commencer à souffler fort vers minuit....pour l'instant, il fait toujours chaud.
Kalinixta les amis.