Dimanche 13 avril. Ermioni
Hier en fin d'après-midi, nous avons eu la flegme de nous déplacer, portant peu d'intérêt au vent nord-est annoncé de faible intensité. A 20h00, le vent est un peu fort tout de même et arrive plein Est, soulevant une houle inconfortable. Le voilier amarré au quai et à l'ancre, plus exposé que nous à la houle, part à 21h00 au mouillage. Le vent continue de forcir. A 21h30 nous quittons le quai à notre tour pour contourner la péninsule et aller au port côté sud. Nous nous amarrons dans le L que forme le quai, place la mieux abritée de la houle qui rentre un peu ici aussi.
Ce n'est jamais agréable de devoir bouger de nuit mais toute expérience est bonne à prendre. Celle ci a mis en évidence la nécessité d'acheter pour chacun de nous une lampe frontale. Pour Damien, parce que si l'écran du GPS est éclairé, il n'en est pas de même pour ses différents boutons. Et pour moi, pour au moins être vue par mon capitaine qui a cru m'avoir perdue alors que j'étais à l'avant, occupée à mettre l'amarre en ordre 😄. Espoir ou désespoir😅?... il faisait nuit, mais à sa voix, je parlerais plutôt d'effroi 😉. Ah !!mon capitaine...🤗
La soirée a été calme malgré que l'on soit samedi soir. Nuit tout aussi calme du côté des quais comme côté mer.
Je me réveille à 6h30, 15° dans le bateau. L'aube commence à poindre, la paisibilité d'Ermioni toujours d'actualité. On est dimanche et je me tâte devant mon thé pour laisser à mes jambes une journée de repos. Mais aller retrouver ma petite camargue en passant tout le long de la baie me tente bien. De plus, si je suis trop fatiguée pour courir, j'ai largement le temps de faire les 10kms en marchant, le captain a prévu qu'on parte à 10h00. Les baskets et hop!!
A mon retour, je retrouve mon capitaine pour un petit café et une petite marche sur la péninsule. J'en profite pour me rendre chez la marchande de fruits et légumes. Je lui ai acheté 4 pommes hier dont les 2 premières étaient pourries à l'intérieur, mais tellement luisantes et belles à l'extérieur ! Elles me faisaient penser à la pomme de blanche neige. Heureusement, la marchande n'avait rien d'une sorcière et moi, avouons le, rien de blanche neige non plus 😅( à part le fait d'avoir trouvé mon prince charmant!) A la vue de mes pommes gâtées et apres en avoir coupé une de son presentoir (elle aussi gâtée)elle me donne 3 pommes d'une autre variété. Elle était dépitée et ennuyée... mais elle ne peut pas être à l'intérieur de tous les fruits qu'elle vend la pauvre!
Nous profitons de notre ballade pour échanger sur les projets de la journée. La météo n'arrête pas de changer et est bien peu fiable. Le vent annoncé pour aujourd'hui ainsi que sa direction ne sont pas bons a ce moment de la journée 🤔. Nous décidons de profiter une journée supplémentaire de la douceur de vivre d'Ermioni.
De retour au bateau, je lézarde dans le cockpit. A l'ombre de la capote, car le soleil a tôt fait de chasser les 15° matinaux. Je contemple les grecs, superbes dans leurs habits du dimanche. Enfin, certains cassent les codes comme cette femme vetue d'un jogging jaune canari flanqué sur le devant d'un motif à sequins, des fois que le jaune passe trop inaperçu...
Les bars sont bondés, tous autour de leur café, cappuccino ou café freddo.
Pour nous, c'est l'heure de l'apero. Nous sortons la jolie planche à découpée personnalisée offerte à Damien par son collègue Romain. Très jolie!!
Pendant ce temps, des hommes se pointent sur le quai avec échelle et outillage. Nous sommes pourtant dimanche 🤔?. En fait, à une semaine de pâques, les types se sont dit qu'il serait peut-être judicieux d'enlever les illuminations de Noël 😂.... ah les grecs....
Un anglais arrive avec son bavaria 38 cc. Nous apprendrons plus tard qu'il navigue depuis longtemps et qu'il est venu en Grèce depuis l'Angleterre. Mais il n'est pas très à l'aise pour les manœuvres au port et surtout peu aidé par les 2 femmes qui l'accompagnent: la 1ère au guindeau rechigne à lâcher de la chaine et finit avec 20 m de chaine (c'est la profondeur de ce port) et la 2ème ne risque pas de faire des betises puisqu'elle reste assise sans bouger dans le cockpit 🙄. Il faut bien le flegme britannique pour rester calme, sous nos regards dubitatif et notre impuissance àpouvoir les aider. La deuxième tentative sera un succès. L'anglais, très gentil, vient nous remercier et converser un peu avec nous. Sur son bateau, les 2 sirènes se sont installées dans le cockpit (la 2ème n'a pas l'air d'avoir bougé, pour peu que son travail de tricotage ait été à la portée de ses mains 😟)
Après le repas, nous repartons marcher 7 kms le long de la mer. Il est 15h30 lorsque nous revenons. Les restos sont pleins, les grecs au milieu du repas, les plats me paraissent toujours pantagrueliques!!
Notre voisine continue de manier ses aiguilles.
Les équipages de marins pecheurs des 2 bateaux amarrés tout près de nous se sont attelés à la réparation de leur grand filet. Ça leur prendra tout l'après-midi. Pour ces travailleurs, pas de resto et des conditions certainement difficiles dans leur cabines spartiates et loin de leur famille.
17h00. L'heure du match de rugby 🏉. Damien disparaît dans la cabine.
Demain, nous devrions prendre la route de Kiparissi