Mardi 22 juin. Limeni/Kalamata.


Nous étions sensés avoir une nuit calme. Et ben non.

Nous avions mouillé pour la nuit en pensant avoir du vent de 5 a 10 noeuds du nord est. Nous avons eu 15 à 25 noeuds, et direction Est en fin de nuit. 30 metres de chaîne pour 5 metres de profondeur, l'ancre a bien tenue dans le sable. Mais la proximité des bateaux de pêche (du fait du changement de la direction du vent en fin de nuit) ne nous a pas permis de derouler 10 metres de plus pour être plus tranquille, avec le vent qui monte en puissance. Damien a fini sa nuit dans le carré pour mieux surveiller. A défaut de ne pas avoir de vent, nous n'avons pas eu de houle ce qui est un vrai bonheur quand on est au mouillage.

Avant de partir, nous avons repris les 3 météos. Aucune n'annonce le vent qui forcit de plus en plus. Les nuages oui.

Nous levons l'ancre à 8h00. Nous sortons de la baie vent arrière à 25/35 noeuds,et du coup, avec un peu d'appréhension et de quid de ce qui nous attend. Un peu comme une pochette surprise sauf qu'elles ne sont pas toutes des shakers à puissance variable.

La folle navigation d'hier après-midi reprend là où on l'a laissée, avec un vent encore plus virulent. Ce qui est déroutant, c'est la direction qui peut changer et être diamétralement opposée et ce en quelques minutes seulement. Il faut sans cesse observer la surface de l'eau tout en gérant les claques.

Nous avons eu 40 noeuds de travers, à un moment sans houle et sans voile, le bateau gitait sous la seule force du vent.

Nous n'avons pas touché à la grand voile, impossible aujourd'hui de prendre le risque de devoir gérer ses éventuels caprices.

Nous avons déroulé, enroulé, rederoulé, reenroulé sans cesse le génois, parfois des petits bouts de toile, parfois entièrement.

Nous avons eu tous les vents, tribord, babord, de face, arrière. Le vent a fait le tour de Mistral Gagnant. Ça n'a fait rire que lui!!

Bref, pas du tout la navigation que nous espérions. Dire que nous pensions nous mouiller à Kitries pour se baigner et manger au resto 🤭. Un vrai leurre.

Au lieu de cela, nous arrivons à 13h00 au port de Kalamata sous une pluie battante, avec eclairs et tonnerres. C'est notre spécialité (c'etait déjà le cas en 2020).

Nous avions téléphoné dans la matinée pour signaler notre arrivée et, à leur demande, nous nous sommes ignares à notre arrivée par VHS. Un gars de la marina bien sympa nous a aidés à nous amarrer (pendille) et s'est bien trempé par la même occasion.

Nous pensions nous relaxer dans une proche taverne mais le gérant, décrit comme un personnage haut en couleurs, a presque gâché mon repas. J'ai d'abord pensé qu'il était saoul.... il s'est offusqué qu'on ne veuille pas de pain, il nous a forcés à en goûter, vu que "c' est le meilleur de la region". Puis, ça a été le tour de l'huile d'olive, qui "vient de Kardamili, la meilleure de la région, et patati et patata". Il nous a lâché les baskets quand je l'ai vu revenir avec une bouteille d'huile qu'il voulait nous vendre, et que je lui ai rendu illico, le vexant definitivement. On voulait juste manger un morceau tranquille après cette épuisante navigation!!

Nous passerons à la capitainerie demain pour régler. Nous avons lu que les tarifs de la marina ne sont pas bon marché mais le port municipal n'a aucun équipement. 2 bateaux sous pavillon allemand y sont amarrés mais il faut une échelle pour grimper sur le quai tellement il est haut et il y a le passage discontinu des voitures sur la proche avenue 😒.


Dans l'après-midi, sieste et balade car le soleil est revenu.

A nous kalamata dès demain 🙂