Jeudi 2 avril.
Pour ce début de saison printemps 2026, nous avons la joie de partir avec Una, qui nous accompagnera les 10 premiers jours, avant de retourner en France.
Aurore nous dépose à l'aéroport à 14h00, largement le temps pour embarquer dans notre avion, décollage annoncé à 16h30. Nous sommes surpris dès le hall d'accueil par l'animation qui y règne. Habitués à decoller à 6h00 du matin, c'est d'ordinaire plus calme...
Nous n'avons pas d'autres choix que de participer à la longue file d'attente composée de touristes, aussi hétéroclites que leurs valises, amassés devant les comptoirs d'easyjet. La compagnie assure cet après-midi plusieurs vols. De ce fait, le long serpentin qui permet de diriger les voyageurs avec un minimum d'organisation se retrouve vite trop court et la queue vient perturber la circulation du hall. La voyageuse devant nous pousse un chariot sur lequel elle a posé sa volumineuse contrebasse. Pour voyager, c'est mieux d'être un pro de la flûte traversière, ça tiend moins de place 😉.
Au bout d'un temps qui nous a paru interminable, nous atteignons enfin l'un des 6 comptoirs easyjet avec l'employé de l'année, ou bien le matériel informatique récalcitrant, ou les 2 à la fois 🤨. 10 mns au comptoir pour déposer une valise et obtenir notre enregistrement 😮💨.
Passer la sécurité s'avère tout aussi fastidieux. Quelle fourmilière ! ! Les tensions internationales rendent les contrôles de sécurité drastiques. Les employés sont débordés. L'une me dit d'attendre que mon "caisson" soit contrôlé avant de le mettre sur les rouleaux, l'autre me demande qu'est ce que j'attends pour l'y mettre!! Mon sac à dos finit par disparaître, comme avalé par le scanner rayons X. Je le retrouve à l'écart, avec les bagages présentant une anomalie. Ah oui, mince, j'ai oublié d'en sortir mon jet dentaire sur batterie, matériel électronique. Encore 10mns supplémentaire à attendre le contrôle.
Entre l'enregistrement et la sécurité, 1h30 se sont écoulés. Encore une bonne marche à travers les longs couloirs qui mènent aux salles d'embarquement des vols lowcost, un zeste d'attente et à 16h30, l'avion est prêt à partir, bondé. Je viens de lire un article préconisant aux voyageurs une arrivée 3h00 avant leur décollage pour des vols internationaux et 2h00 pour les vols internes. On vient de voir que quand ça ne veut pas rigoler, il est préférable de prendre ces recommandations très au sérieux. Nous n'avons pas eu de temps superflux durant nos 2h30...
Alors que passagers et équipages sont prêts pour le décollage, le commandant nous annonce un départ différé de 1h00 😒. Mauvaise nouvelle pour Una, qui comme bien d'autres, s'était préparée psychologiquement au décollage imminent. Nous n'apprecions pas non plus d'être harnachés 1h00 pour rien mais ce retard est dû aux grosses intempéries subis mercredi par la Grèce, le trafic aérien s'en retrouve perturbé.
Nous arrivons à Athènes sans plus d'encombres, récupérons la voiture de location et prenons la route. Petit arrêt dans la banlieue d'Athènes dans un restaurant typique, où Damien hésite beaucoup avant d'opter pour un porc steack 😅😉.
Arrivés à notre airbnb à Corinthe à 0h30. Petit coup de stress car la boîte à clé ne s'ouvre pas avec le code qui nous a été transmis. Damien découvre une autre entrée sur le côté, ouf, Sésame ouvre toi. Nous nous ecroulons littéralement tous les 3 et Morphée patiente très peu pour nous accueillir.
Vendredi 3 avril.
Nous passons voir le canal ( de Corinthe), visite écourtée par un coup de fil de Mickael, notre boatyard, qui nous propose de positionner le bateau sur la remorque de mise à l'eau. Mis à l'eau aux premières heures lundi, cela ne laissera pas le temps aux ouvriers de remplacer notre hélice. Il nous faut donc la leur apporter aujourd'hui avant leur repos pour le we....
Nous retrouvons furtivement Pierre et Josiane pour la remise de notre nouvelle hélice (ce sont eux qui, en route pour la Grèce, l'ont transportée depuis la France lors de leur passage en voiture chez nous en Février).
Arrivée au chantier à 12h30. Mistral Gagnant est sur la remorque de mise à l'eau. Mais il y a tellement de boue qui nous ne montons pas à bord. Mercredi, des trombes d'eau se sont abattues ici.
Nous avons vu des images terribles de torrents d'eau dévalant les pentes de Poros. La route est coupée entre Poros et Askeli, obligeant les habitants à faire un long détour.
Nous quittons ainsi rapidement le chantier, petit arrêt au resto pour avaler une pita bien garnie, puis nous filons prendre possession de l'appartement que nous avons loué sur Galatas.
Un vrai petit bijou. Nickel et décoré avec bon goût et soin. Nous sommes d'ailleurs accueillis par une famille lapin, au garde à vous dans les escaliers, en attendant les toutes prochaines festivités de pâques. Le propriétaire est charmant. Des cadeaux de bienvenue nous attendent dans l'appartement. Nous nous y sentons tellement bien qu'Una et moi prenons le temps de nous y reposer tout l'après-midi. Damien va faire son petit tour à Poros, bien évidemment.
Le soir, c'est resto avec les amis que nous avons le bonheur de retrouver. Josiane et Pierre, Charlotte et Michel.