Lundi 20 avril. Kiparissi/Monemvassia.
Après une dernière petite lessive et le ravitaillement en eau, nous larguons les amarres, il est 8h30.
Le peu de vent qu'il y a, nous le touchons dans le nez 🤷🏼♀️. Alors qu'il prend un peu de vigueur, nous tirons un bord vers le large pour dérouler les voiles. Mais, le vent s'essouffle aussi sec et c'est avec un vent faible de pré très serré que nous arrivons au port de Monemvassia.
Nous remarquons des travaux sur le célèbre cailloux. Ca ne passe pas inapercu!!. Ils ne construisent pas une villa tout de même !!😡. Ah, des câbles ont été tirés de bas en haut et il nous revient à l'esprit que l'installation d'un téléphérique avait fait débat... Voilà plus de 1400 ans que la cité existe et un beau jour, un gars s'est levé en se disant "tiens, ce serait bien de construire un téléphérique à Monemvassia" 🤔 Ce projet est une ineptie. Bien sûr, l'idée de rendre possible l'ascension du caillou aux personnes avec un handicap est louable. Mais c'est la ville qui en est le joyau, et elle leur reste inaccessible avec ses étroites rues pavées, ses escaliers, son dénivelé.🤔 La façade la plus connue de Monemvassia va désormais changer de physionomie.
Nous nous amarrons en longside le long de la digue, il est 13h30. Pas de problème de place, le port est quasi vide.
Petit resto bien sympa sur le port.
Un vent d'ouest/ sud ouest se met à souffler fort très rapidement.
La journée est déjà bien avancée mais je pars me balader sur le caillou. Après le village, je suis passée par un sentier secondaire pour atteindre les ruines de l'accropole. J'avais troqué mon jean contre un short mais bien mal m'en a pris. Le chemin se referme du fait de la haute végétation, et on devine le sentier plus qu'on ne le voit... je m'attends à tout moment à être piquée par une abeille, venues en nombre pour butiner les grandes marguerites blanches qui tapissent le sol, et envahissent l'étroit sentier...
Lors de mon ascension dans le village, je pense aux touristes qui ont loué ici. L'arrivée a pieds avec les bagages... dur dur. Justement, des français arrivent, guidés dans le dédales des rues par un grec. Avisés, ils sont flanqués chacun de sac à dos, (sur le torse aussi) et non pas de valises à roulettes. Leurs efforts seront vite récompensés par un apero sur la terrasse avec vue vertigineuse sur la mer.
Je prends quelques photos mais le blog en contient déjà pas mal 🙂.
Sur le retour, je presse le pas, le soleil décline et le vent devient frais. Des touristes anglais traînent sur le port en short et robe à fleurs 🌸 pour aller manger en terrasse. Et bien, bon courage!!😅
De retour au bateau, nous doublons l'amarre arrière. Le vent souffle avec des rafales très rapprochées à 30noeuds. Puis nous nous enfermons à l'abri dans notre carré douillet.
Nous ne pourrons pas passer le cap Malea à cause du vent avant Jeudi (et encore, la fenêtre est étroite ).
Je delaisse donc le blog pour quelques jours...