Samedi 18 avril. Portocheli, encore.

Nous voilà ce samedi toujours à Portocheli. Non pas à cause d'une panne mécanique mais plutôt humaine. Damien a à peine fermé l'œil durant toute la nuit, victime du syndrome des jambes sans repos. Par ailleurs, le vent a pas mal soufflé dans la nuit, et ce matin encore, ce n'est pas ce que la météo annonçait. Elle a changé et annnonce encore 30noeuds en rafales à Kiparissi. Cela finit par nous décider à ne pas partir, le capitaine en profite pour se recoucher un peu. Le vent entre le cap Malea et Porto Kagio ne nous sera pas favorable avant jeudi, donc, inutile de se précipiter 🙂.


Nous redescendons l'annexe du pont. (j'avais pourtant suggéré d'attendre le matin pour la ranger, au cas où... mais tout bon capitaine a son moment d'entetement 😉).

Nous ne voyons plus notre bouée de mouillage. En cherchant un peu, on la retrouve sous un mètre d'eau. Sa corde a dû être prise dans la chaîne de l'ancre, le bateau a dû pas mal tourner cette nuit.


Damien va au radar boire son expresso et je pars marcher sur le côté Est de la lagune. Avec le soleil, le contraste de la couleur vert émeraude de la lagune et plus loin le bleu azur de la mer, est magnifique.

Les restes d'un ponton fantomatique tente de rester debout, à défaut d'être encore fonctionnel, avec ses tubes complètement desarticulés.

Je passe vers le stade synthétique où c'est la 1ère fois que j'y vois des enfants jouer. Il faut dire que la pelouse (synthetique) a été refaite, ce qui n'était pas du luxe.

Plus loin, un bateau tire un skieur. Un peu plus loin encore, je tombe sur leur club, de petites mais des infrastructures sur pilotis entretenues.

Là, une batisse en construction, puis laissée à l'abandon. Une de plus dans le paysage grec. Son terrain sert de decheterie pour les déchets verts, mais pas que....

L'hôtel que nous avions aperçu depuis le côté ouest de la lagune me paraît encore plus hideux. Une grosse barre sans cachet, posé là. L'hôtel est désaffecté. Il est aujourd'hui entièrement taggé.

L'extrémité de la lagune, elle, est encore plus jolie de ce côté là qu'en face . Il faut faire asbstraction des très belles demeures que nous y voyons, surtout du fait qu'elles soient toute fermées, vidées le leur propriétaire. De très belles résidences secondaires. 

Sur le banc de sable, comme côté Ouest, il y a ici aussi une construction, mais celle ci est faite de bric et de broc, et elle est habitée. Un chien en monte la garde. Sûrement une cabane de pêcheur....

Je découvre la grande baie et me rappelle maintenant l'avoir longée avec notre premier Mistral Gagnant. Nous étions avec Rémi et Catherine. Je l'avais trouvée longue car nous avions le vent de face.


Je retrouve mon capitaine au bout de 8,5km de marche. Courses. Ravitaillement en eau, toujours près de l'église. Hier soir, il y avait du monde, nous n'avons pas pu "bidonner".

Petite marche dans l'après-midi. 4kms. Nous voulions aller au bout de l'un de 2 chemins qui mènent au bord de la mer, mais les 2 sont fermés car privés. Derrière la rangée de cyprès qui jouxte le portail, se trouve un heliport... domaine de vip....


Dans la soirée, Koe Tao arrive de Kilada. Nous avons plaisir à retrouver son équipage et de partager un bon moment le temps d'un apero.