Jeudi 9 mai. Tinos
La soirée a été très bruyante, jusqu'à 1h00 du matin. J'avoue que ça ne m'a pas trop derangée, Damien un peu plus. J'ai quand même entendu les gros pétards (et leurs grands fêtards), et des paroles plus vociferées que chantées, chargées de testostérone .
Puis le matin, c'est la circulation, les livraisons et ...le klaxon, forcément, sinon, on ne serait pas en Grèce. Ici, le chauffeur klaxonne pour prévenir les piétons 🚶♀️ qu'il va passer...et n'a pas l'intention de s'arrêter. On klaxonne pour dire bonjour 👋, pour s'insulter.. tous les prétextes sont bons pour klaxonner, je me demande même s'ils n'en inventent pas pour le plaisir. Quelle invention fabuleuse ce klaxon!! Encore qu'on s'en tire bien avec celui des voitures, je ne vous parle même pas de celui des ferries quand ils rentrent dans le port, bien plus sonore et long, et ils sont déjà nombreux pour la saison. Heureusement, leur trafic a peu d'incidence sur la platitude des eaux du port, contrairement à Ermopoulis, réputé pour ses importants et incessants remous.
Je pars courir un peu à 9h00. Ce matin, le soleil est voilé, procurant une agréable fraîcheur. Une longue plage m'offre un beau terrain, si ce n'est quand je suis obligée de courir sur la route goudronnée. Je manque de me casser la margoulette. Mes baskets sont extraordinaires pour le trail mais accrochent un peu trop justement sur le bitume. J'essaie de ne pas trop laisser traîner mes pieds mais il faut aussi que je pense à basculer mon bassin pour protéger mes lombaires. Du coup, j'en oublie mes pieds et patatras . Une bonne bûche qui me blesse salement le genou. Une vrai rape ce goudron! Heureusement, personne ne m'a vue m'étaler, du moins, j'aime à le penser. Cela ne m'empêche pas de continuer à courir. Aux oubliettes les lombaires, je pense à lever les pieds, lever les pieds, lever...
Retour au bateau. Après avoir soigné mon genou et mon amour propre, nous partons faire une petite déambulation dans la ville , après avoir deposer du linge dans une laverie. La 3ème (et dernière) a été la bonne, la 1ère ne faisant pas le linge de particuliers, la 2ème n'existant plus.
Nous passons ensuite vers l'imposante eglise orthodoxe, mais pas a genoux comme les fidèles les plus pieux le font.
Peu de bateaux sont dans le port. En fait, ils arrivent vers les 15h00, et trouvent tous de la place. Ouf.
L'eau et l'électricité sont fournies à l'aide de bornes et de cartes payantes (10€ la plus petite), sur lesquelles il est possible de recrediter ce qui n'a pas été consommé. Nous avons eu la chance que le bateau précédent ait laissé son crédit. Quand le soleil est présent, nos panneaux solaires produisent suffisamment d'électricité pour notre consommation (à part pour le chauffe-eau qui fonctionne aussi avec le moteur). Un affichage digital permet de contrôler son crédit de consommation, et bien, à notre grande surprise, le notre ne baisse pas mais augmente de quelques cts 🙂 sans doute, nous produisons trop et c'est crédité 😅.
Nous passons la fin d'après-midi à discuter avec les voileux français du quai et finissons avec un apero sur Mistral Gagnant avec Cedric, seul à bord de son voilier en attendant le retour de son amie rentrée en France pour qques jours.
Yamas.