Lundi 10 juin. Kalamata.
8h30, je rejoins Damien sorti boire son expresso et nous partons en direction de la marina.
Au niveau du port communal, nous discutons avec une canadienne au sujet de son stationnement, autrefois partie dédié à l'accostage des ferries. Elle et son compagnon ont fait le choix du port municipal car la marina est hors de prix. Ils ont eu l'accord des garde-cotes, moyennant une dizaine d'euros. La ville de Kalamata semble donc ne plus être desservie par les ferries, cela explique pourquoi nous n'en avons pas vu depuis notre arrivée.
Il y a un bateau de migrants amarré en longside. Dans un état épouvantable. Ces images sont toujours tragiques car nous savons les conditions atroces dans lesquelles les personnes ont embarqué. Le bateau en garde des stigmates. Celui ci s'appelait Lucky Kallisti, mais le mot Lucky a été effacé, au sens propre du terme 😪
Il y a là aussi un bateau de pêche en fin de carriere, les poussières accumulées ainsi que les graines apportées par le vent et les oiseaux créent sur certaines parties du chalutier de véritables jardinières.
A voir l'amarrage et la protection en terme de pneus et parre battages des bateaux, on se doute que par vent du sud, la houle ne doit pas faire rigoler. La partie Est du brise lame s'est en effet effondrée sous l'affront des vagues et ce port est ouvert aux vents du Sud et Est.
Nous arrivons à la marina quand Damien se rend compte qu'il a oublié son sac à dos sur une chaise, sur le trottoir de la boulangerie, avec dedans oh! 3 fois rien : son portefeuille, la clé de la voiture, celles de l'appartement et ses lunettes. Gros coup de chaud 😱, nous rebroussons chemin en accélérant le pas. Sans le contenu de ce sac, ça devient très compliqué pour nous. Je téléphone à la boulangerie (merci google🙏), l'employée me dit qu'ils l'ont bien récupéré. "Un avertissement sans frais" dit mon capitaine. Ouf, on recommence à respirer et nous ralentissons le rythme de la marche. Décidément, avec moi qui ai oublié mon portefeuille au bateau, on fait très fort cette saison!!
A la marina, nous retrouvons le bateau d'un couple d'anglais rencontré au printemps dernier à Rethymnon en Crête. Ils nous avaient dit qu'ils pensaient hiverner à Kalamata. Ils ne sont pas à bord, dommage...
Certains bateaux semblent avoir élu domicile dans le port, les tarifs appliqués ne sont finalement pas très dissuasifs!
Nous décidons de prendre la voiture pour nous rendre sur le côté ouest de cette grande baie, à une trentaine de kilomètres de Kalamata. Il s'y trouve une petite ville, Petalidi, avec un port de pêche. C'est très joli et bien entretenu. C'est un mouillage sympa, en l'absence de vent car peu protégé, il y a d'ailleurs 4 voiliers. Damien, qui regrette déjà les cotes de porc qu'il ne pourra pas manger avant fin septembre, espère tomber sur un restaurant sympa. Il réussit merveilleusement avec une taverne typique, dotée d'une terrasse arborée et donc ombragée. Ma salade multi légumes est gigantesque. Je mets un point d'honneur à ne pas en laisser, detestant le gaspillage et pour cette fois, dans l'impossibilité d'emporter un doggy bag puisque nous partons demain matin. Et je peux guère compter sur Damien pour m'aider, occupé qu'il est par ses frites et sa viande.😅. Les plats sont très copieux et peu chers. Ce sont les bonnes surprises des zones non touristiques....
Les chats ici sont plutôt prostrés. Ils sont maigres, je n'ose leur donner de la viande de peur de provoquer une bagarre entre eux, ils portent déjà tous des cicatrices...😪
Nous faisons un tour sur le quai du petit port, derriere la digue. Des amas de cailloux et sable témoignent de la violence des vagues quand, par vent du Sud, Sud Est et Est, elles viennent s'écraser sur la digue et créent ces dépôts en passant par dessus et venant s'écraser sur le quai.
Il fait chaud. Nous avons bien marché ce matin, 8kms. La fatigue se fait sentir. Nous rentrons à l'appartement climatisé et n'en bougeons plus...
Je commence à ranger, nettoyer. Demain, nous partons à 8h30, dès le passage du propriétaire pour le check out.
Kalinixta