Paenia. Mardi 3 juin.
Je dois réveiller Damien qui dort encore à poings fermés à 7h30. Pour un capitaine qui voulait lever les voiles à 8h00 🤔... justement, des voiles, il n'y en a plus sur Mistral Gagnant, ce qui explique probablement son peu d'enthousiasme.
Nous passons dire au revoir à Daniela et Mickael. Ils sont vraiment attachants et serviables, même si Mickael montre parfois son fort caractère 😅.
Il est 8h30 quand nous passons le portail de Kalypso. La route jusqu'à Epidaure longe la mer. Elle est bordée de lauriers roses presque tout le long. Magnifique.
A l'approche du Pirée, nous longeons aussi la mer mais elle a perdu de sa magie 😒. Raffineries, tankers, circulation...
Nous rentrons dans Athènes en suivant le GPS qui nous emmène sans encombres à la voilerie. La chance fait que nous trouvons une place juste devant. Les 2 voiles pèsent lourd. La voilerie se trouve au sous sol d'un immeuble, à quelques pâtés de maisons de la grande base nautique d'Athènes, Kalamaki. Nous y sommes très bien accueillis, la confiance règne devant le sérieux et le savoir faire de l'équipe. Nous repartons confiants quant à la nouvelle grand voile et le génois révisé que nous recupererons en septembre.
Nous prenons la route du bord de mer, magnifique à partir de Voula, banlieue sud et chic (tres chic) d'Athènes. La aussi, route avec une enfilade de virages, tous vue sur mer, le rêve de tout motard.
Avant Voula et même Glyfada, nous pouvons voir des travaux titanesques. Google nous apprend qu'il s'agit d'Ellinicon expérience park, un truc titanesque de 75000 m2, très ambitieux, intergenerationnel. Une oasis verte pour les Atheniens avec des activités de loisirs durables (difficile au 1er abord à integrer au vue des nombreux buldozers). Labyrinthe d'eau, aire de jeux forestière, jardin zen, un centre d'expérience. Mais alors, quel rapport entre les photos vendeuses du site et les buldozers? Il semble juste que le site ne soit pas terminé ...
Nous continuons notre route jusqu'à l'extrême sud de la péninsule, cap sounio, mouillage où nous ne nous sommes jamais arrêtés, bien que réputé, au pied du temple de Poseidon.
Et nous voilà à Lavrio, cher à notre coeur, même si la ville n'a pas beaucoup de charme. C'est une base nautique, celle qui nous a vu faire nos premiers miles en Grèce voila 16 ans. A cette époque, on avait loué un 34 pieds, unité qui a depuis disparu au profit des 50 pieds et catamarans. Il y a le port municipal aujourd'hui complet a cause des flotilles et une immense marina privée hors de prix.
Deux des restaurants en bord des quais ont fermé, dont un écroulé.
Nous manquons de nous faire emboutir la voiture à une intersection, masquée par de la végétation. La conductrice grecque n'a pas marqué le stop (elle rouspète en plus 🙄 ), ça a frotté la plaque d'immatriculation et le capot de notre 208 de piètre qualité s'est retrouvé "voilé"! Damien l'a remis en place en le tordant et en pestant devant les fixations bien légères.
Nous passons au centre ville voir si la boulangerie confectionne toujours ses excellents pains ronds aux olives vertes. Et bien oui 🙂, le boulanger n'a pas changé 😉
Nous avons moins de succès avec le choix de notre resto avec une nourriture moyenne et un service déplorable. Beaucoup d'attente pour nous, mais les serveurs retrouvent un regain d'énergie des lors que des équipages de 10 à 14 personnes se pointent 🤨.
Nous prenons la direction de Peania, ville à 15kms de l'aéroport où nous passerons la nuit. Nous sommes surpris de voir à la sortie de Lavrio un avion un peu imposant, alors qu'il n'y a aucun aéroport. Il s'agit d'un BAC1-11, aux couleurs de l'armée hellénique. Après maintenance, l'avion a été offert à la municipalité de Lavrio.
Arrivée à Peania à 16h00.