Samedi 19 avril. Monemvasia
Hier soir, à 22h30, j'ai entendu des chants et de la musique entre 2 rafales de vents. J'ai pu voir grace a l'eclairage local qu'il y avait une procession, le long de la mer, qui s'est terminée non loin du port avec le dispersement des participants.
Le vent a soufflé une bonne partie de la nuit, pour ne s'essouffler qu'aux premières heures de la journée. Le captain prend la dernière mise à jour de la météo. Le vent ne nous est pas favorable, pas trop soutenu le temps de la descente mais le cap risque d'être costaud . Nous ne sommes pas pressés, bien à l'abri et passons de belles journées ici, donc nous partirons demain dimanche....
Nous filons tous les 2 pour une petite marche le long de la mer, vers le nord. Un petit marché de producteurs se tiend juste avant la sortie du village. Nous croisons un vieux grec, ridé et tout fin, celui là même qui faisait la manche hier au même endroit. Il était arrivé vers nous en se tenant la hanche et avait trébuché à notre approche, tout en psalmodiant pour quémander de l'argent. Cela m'avait fait de la peine. En sortant du magasin, je le vois marcher normalement puis, sur le point de croiser un touriste, se tenir la hanche et trébucher. Non mais je rêve ! ! Et ce matin, il reste assis à l'ombre tout en nous spalmodiant je ne sais quoi, et en mettant des sanglots dans la voix alors que nous nous éloignons. Ce type mérite d'enseigner au cours Florent grec !!
Nous longeons la mer par la route, passante. Ici, pas trop le choix: au nord la route, au sud: la route, à l'Est: une montagne raide, à l'ouest: Monemvassia.
Au retour de notre balade, j'abandonne mon capitaine pour retourner à la citadelle, et jusqu'en haut si je peux.
Il est 10h00 et il y a un peu de monde. L'unique route qui monte à la citadelle est très empruntée par les piétons et les voitures. C'est un peu le binzt en haut, à l'aire de retournement.
Une fois la porte principale passée, je prends directement la rue commerçante pour accéder aux escaliers. J'entends le bruit caracteristique d'un drone (Josiane et Claude en ont un chacun et font des images sublimes).
Je fais la belle grimpette jusqu'à l'église ste Sophie, construite en 1150, et par 2 fois convertie en mosquée par l'empire ottoman. C'est un bel édifice. Je visite en general très peu les édifices religieux car je suis rarement vêtue correctement. Mais ici, toutes les femmes sont bras nus et en short, alors j'en profite et me laisse même aller à allumer un cierge.
Je continue ensuite ma grimpette pour rejoindre l'autre extrémité de la presqu'île. Ici, je ne croise plus grand monde. La plupart des touristes s'arrête à l'église. Pourtant, la vue est ici magnifiée, sur la mer et surtout sur le port. Aucun doute qu'à une époque, les assaillants ne pouvaient approcher sans être vus.
J'arrive à la forteresse, du moins, les pans de murs qu'il en reste. Et j'admire....
Je dois reprendre la route du retour. Au fur et a mesure que je descends, de plus en plus de monde afflue. Beaucoup d'anglais et de grecs, ce qui est normal me direz vous mais là, ils se déplacent en famille et ils sont du coup très bruyants, ce que je trouve amusant. Si vous voulez passer pour un grec, il vous faut l'indispensable doudoune sans manche. Elle est incontournable, même les enfants en portent. Endossez aussi un pull, même s'il fait 30° et surtout pas un queshua, sinon, vous serez démasqué 😁. Vous dites "ti kanete?" (comment vas tu?), et buvez un café freddo, et voilà, vous êtes un vrai grec (enfin presque😅).
Lorsque je rejoins le centre de Monemvasia, la rue commerçante est prise d'assaut. Je dois jouer des coudes pour pouvoir avancer. La rue est étroite, ceux qui arrivent ainsi que ceux qui partent, doivent composer avec ceux qui s'arrêtent pour regarder les boutiques 😖.
La porte principale passée, j'aperçois un policier appelé en renfort pour régler la circulation sur l'aire de retournement. Je n'ai jamais vu autant de monde à Monemvasia, je n'ose imaginer en plein été, la grosse chaleur en plus.... 🥵.
J'arrive au bateau peu après midi. Pommes de terre sautées, salade et crevettes.
L'après midi, c'est tablette (oui, aussi de chocolat) avec le match de rugby féminin pour le captain et plage pour moi. L'eau est fra îche, mais comme toujours, quand on y est, c'est un vrai délice. La chaleur au soleil mais fraîcheur à l'ombre me font rentrer vers 17h00.
La journée, comme les précédentes, est très vite passée....
Llamas