Jeudi 16 mai. Paros.

Le ballet des départs et arrivées est lancé dès le matin. Mais le vent arrive de nord est et pousse les bateaux sur le côté, ce qui rend les amarrages et departs plus délicats. Notre voisin italien de babord quitte le quai à 10h30 mais nous avons posé notre chaîne sur la sienne en arrivant. C'est un habitué, il se libère facilement après que nous ayons donné du mou à notre chaîne, avec le moteur en marche avant pour ne pas aller taper le quai. Tout de même, le nez de mistral gagnant part sur le côté sous l'effet du vent et son arriere babord n'est pas loin du quai. La chaine retendue, ça va nettement mieux 😀.

Un voilier arrive, se mouille avec 20m de chaine et se vautre sur Jean De La Lune. Notre ancre tiend bien car un énorme cata arrive et Mistral gagnant le retiend avec ses petits bras musclés le temps que, pépère, il jette et ajuste ses amarres...


Un voilier avec un jeune équipage inexpérimenté tente de s'amarrer, mais c'est difficile. Damien part les aider et arrive juste au moment où l'équipier, voulant sauter sur le quai, glisse et tombe entre le quai et le voilier reculant 😱. Heureusement, le skipper remet vite les gaz en avant pour repartir. Damien aide le malheureux à grimper sur le quai. Ouf!


Andrée et moi partons à la laverie tandis que les capitaines restent, prudents, à essayer de redresser le bateau qui se couche sous l'effet des raffales sur le bateaux de Jean-Noël. Personne n'est à son bord pour faire quoique ce soit, partis se balader 😡.

Le cycle des machines à laver se terminent juste comme Damien m'appellent pour me dire qu'il est plus sage de quitter le quai. Le vent risque de monter cet après-midi et la houle provoquée par les ferries est dangereuse quand les bateaux se touchent.

Nous partons au mouillage dans la baie sans encombres pour nos 2 bateaux. C'est bien plus calme. Et comme dit mon capitaine, ça présente au moins 2 avantages: départ pépère demain matin sans risque de salade d'ancres et pas besoin d'aller voir l'affreux gars du port pour rajouter une nuit. Je rajouterai que la nuit y est bien plus sereine 🙂.


Nous mangeons à 14h30. De vrais grecs nous sommes devenus 🙂. Puis, petit tour en ville où nous trainons, un petit apero les pieds dans le sable, et nous filons chacun nous mettre au chaud dans le carré de nos bateaux car le vent commence à être frisquet.


Demain, nous devrions lever l'ancre pour un saut de puce : anti Paros, où nous devrions retrouver Jacques et Isa sur Tipalou.