Mercredi 29 mai. Sifnos / Serifos.


Presque au saut du lit, nous prenons la meteo. Elle a changé, pas dans le bon sens. Le vent d'ouest ne se lèvera que dans l'après midi 🤨. Et ce matin, souffle un vent du nord léger. 

Nous larguons les amarres à 8h30 et contournons l'île par l'est, espérant pouvoir faire un peu de près. Durant toute la remontée de l'île, le vent est quasi nul. A sa pointe, nous parvenons à dérouler le génois puis la grand voile. 1/2h plus tard, nous avons dû tout rouler. La mer est d'huile. Nous remettons le bimini (capote qui protège le cockpit du soleil... et de la pluie), tant le soleil est chaud. A cette occasion, j'ai failli envoyer mon capitaine par dessus bord. J'ai tiré de mon côté, vite et sans regarder, en trouvant que ça forçait quand même un peu. J'avais déséquilibré Damien qui tentait de se retenir comme il pouvait 🤭.


Nous arrivons peu avant 13h00. Brise de midi, parti plus tard que nous mais plus rapide (plus grand) arrive en même temps que nous, et mouille dans la 1ère baie.

Nous trouvons une place confortable sur le bout de quai extérieur, de manière à ce que le vent arrive sur l'arrière du bateau.

Malgré le nombre important d'équipiers sur les bateaux amarrés au ponton, aucun d'eux ne lève le petit doigt pour nous aider. Les charters dans toute leur imbécilité. Ils n'ont de marins que les vêtements Helly Hansen qu'ils arborent avec fierté peu dosée.

Dans l'après-midi, ces charters cobtinuent d'affluer, embarcations toujours plus grosses, équipages décidés à mouiller (avec plus ou moins de succes avec le vent latéral) dans le mouchoir de poche qu'est le port, pour voir et se faire voir.

Un cata en double un autre non loin de l'entrée du port en coupant son virage. Du coup, il arrive à fond et provoque quelques grosses vagues, sa troupe de clowns se trouve à l'avant, un verre de cocktail 🍸 à la main. Cliché des tufeurs trinquant sans le savoir à leur égocentrisme.

Un autre cata et ce sont les poufs qui, malgré les manoeuvres, restent allongées, vêtues d'un maillot qui ne cache, ben, pas grand chose... je trouve que la condition féminine en prend un coup. Elles sont jeunes et belles (mais parfois pas du tout), mais ne voyez dans mon jugement caustique aucune pointe de jalousie 😉.

Et le spectacle va durer jusqu'au soir..., jusqu'à ce que l'intérieur du port soit rempli, à la manière d'un tetrix.


Le maître de port doit être le cousin de celui de Parikia. Un peu rugueux de premier abord, sûrement blasé du concentré de stupidité à laquelle il va devoir faire face toute la saison. Autant courir derrière un électron pour l'attraper et payer, même l'emplacement de son bureau reste une énigme. Moment de relâche en fin de journée, il est 19h45 et, le croisant, nous l'accostons pour lui dire que nous n'avons toujours pas réglé notre nuit. Il répond presque avec un sourire 🙂 que nous verrons demain matin ... comme quoi...


Nous retrouvons Brigitte et Pascal pour un apero , dans l'un des nombreux bars qui longent la plage. Le serveur arrive sans menu pour demander ce que nous voulons boire. Nous lui demandons le menu mais il répond qu'il n'en a pas, qu'ils sont en train de le refaire. Ça sent l'attrape touristes 🤔. Nous lui demandons le prix des bières 🍺 puis leur quantité "c'est pas des grosses, ni des petites non plus "🤔 allez, va pour 33cl?. Je demande le prix d'un verre de vin blanc. 6,50€. Blasée, je ne demande même pas la quantité (plus c'est cher ici, moins il y en a dans le verre) et ne prends rien, je suis saoulée avant même d'avoir bu.


Nous discutons ensemble de notre retour à Poros. Vendredi semble la meteo idéale pour traverser, avec son vent modéré de sud, mais, il nous faut remonter encore un peu (Kitnos ou Kea), et l'idée de se retrouver encore une fois avec tous ces charters (c'est aussi leur route car ils rendent les bateaux le vendredi après-midi ), nous rebute un peu. La baie de Sikamia, au nord ouest de Serifos semble être un bon compromis.


La soirée est étonnement calme.