Mardi 28 mai. Sifnos
Il a peu soufflé cette nuit, mais le vent redémarre tôt dans la matinée.
Levée depuis 7h00, j'envisage de partir boucler la rando qui me fait de l'œil depuis hier. Je la connais pour l'avoir faite il y a 2 ans, et j'aimerais bien la refaire. 11,400 km annoncés, je ne trouve pas le dénivelé, mais je me doute bien qu'il y en a un peu quand même🙂. Je pense la boucler en 3h si je ne traîne pas trop. Nous prévoyons de partir en tout début d'après-midi, après que le vent du nord ait tourné au sud/ouest.
Je quitte bateau et capitaine peu avant 9h00, d'un pas déjà pressé. Je prends vite de la hauteur et la vue incroyable que la baie m'offre me donne des ailes. Pas assez malgré tout pour ne pas regarder où je mets les pieds, les embûches sont nombreuses. Les cigales commencent à se manifester, elles sont grecques, elles font la grasse matinée 😅
Le sentier redescend sur le littoral, mais les rochers inhospitaliers découragent toute idée de baignade.
Je passe devant la maison en ruines. Elle a peu changée depuis 2 ans si ce n'est qu'aujourd'hui, elle est squattée par des chèvres dont l'une se repose sur un des rebords de fenêtre, tranquille.
Le sentier continue, plat et agréable, jusqu'à la magnifique baie de Fikiada et sa plage de sable fin.
De là, on attaque une bonne montée. J'effraie malgré moi 2 chevreaux qui s'enfuient sur le sentier mais finissent par s'en écarter, lassés de me voir sans cesse les suivre. La grimpette dure un bon moment. Enfin, j'attaque la descente, et je retrouve rapidement un large sentier qui qui sert d'accès à une carrière. J'ai une vue plongeante sur la baie de Vathy où une dizaine de bateaux sont au mouillage.
Je bifurque sur la droite, quitte la côte ouest pour retourner à Gialos, autre longue grimpette. Je me prends les pieds dans une pierre, forcement, il fallait bien une chute!! Sans gravité, mais j'ai du liquide transparent qui me coule sur les doigts. Il s'agit en fait de ma bombe lacrymogène que j'ai toujours à la main et que j'ai dû actionner dans ma glissade. Je ne sens rien (je me dis qu'elle ne doit plus être très efficace) mais me rince tout de même avec de l'eau. La sensation de brûlure arrivera plus tard.
Je retrouve mon capitaine à midi, après
12,600 km et 474m de dénivelé. Nous nous arrêtons à l'épicerie pour prendre des fruits. Mes doigts me brûlent, et les abricots que je touche brûlent mes lèvres!!
Nous passons au bateau récupérer l'ordinateur et allons boire l'apero dans un bar pour pouvoir le charger. Nous avons pu voir hier que les billets d'avion du mois de septembre étaient à un prix imbattable, nous les prenons donc.
Une petite baignade, une salade, il est 14h30 et le vent vient toujours du nord 😒. Nous revoyons notre planning. Serifos n'est pas très loin, mais pas très chauds pour y aller au moteur ni envie d'arriver trop tard. Nous prenons la decision de ne partir que demain matin. Finalement, un vent de Sud arrivera à 15h15 mais durera une seule heure.
Le soir, j'ai toujours cette sensation de brûlure sur mes doigts, malgré la vaisselle, les baignades, la douche. Je regarde si Google propose une solution. Nada, cela aurait dû passer au bout de 10mns. Ils disent qu'il faut respecter une distance de 1m avec son agresseur pour utiliser la bombe. Très bon conseil. 🤭. Ben voyons : "tu peux reculer de 1m?, t'es trop près là "🙄.
Ce soir, niveau vent, c'est le calme plat. Il y a 10 bateaux mouillés dans la baie, presqu'autant dans le port.
Nous avons appelé nos amis Cathy et Alain (rencontrés au club de voile du Grand Large, il y a, hou la la, 3 decennies! ) qui viennent de France avec Franklin, leur camping car. Ils viennent d'arriver à Igomenitsa. Nous devrions pouvoir nous retrouver à Poros. Chouette 🙂