Jeudi 24 octobre.

Ce matin, pas le temps de trainer devant mon thé. Il faut ranger, nettoyer, mettre à l'abri de l'humidité ce qui craint. J'envoie Damien boire un café à Egine, histoire de ne pas l'avoir dans les pattes. Vous dire qu'il a protesté serait mentir, en plus de ne pas être crédible !!! Timing impeccable, le revoilà juste comme je bouclais.

Nous voilà sur le scooter, une valise aux pieds de Damien, une sur mon genou qauche, et les casques, faute de place disponible, sur notre tête (pour une fois). D'une propreté douteuse, le mien est trois fois trop grand et m'oblige à relever exagérément le menton pour voir où on va...

Le scooter rendu au loueur, nous allons prendre notre billet pour le bateau Egine/Pirée, qui part à 10h10. Contrairement à ce que nous pensions, ce sera un rapide, un NGV. Ok, nous étions curieux de connaître les sensations que procurait ce navire à grande vitesse, on va pouvoir savoir. Et bien, c'est plutôt bof, pas vraiment rigolo. On a le sentiment de monter dans un avion : même cabine, même claustration. Les gros bateaux traditionnels mettent 2 fois plus de temps, mais c'est bien plus fun, on peut profiter de l'air marin sur le pont ou rester dans le salon, et le plus pour Damien, on peut boire des cafés !! Donc plutôt grosse déception que ce NGV.

Arrivés au Pirée, on se sent agressé par le fourmillement qui y règne : le monde, la circulation. On a perdu l'habitude !!! Vraiment hâte de sortir de là. On est ici loin des quartiers chics et la mendicité y est omniprésente.

Nous cherchons le métro qui va nous mener à la station du tram qui lui même nous conduira à Glyfada (banlieue sud d'Athènes que nous apprécions). Mais tout est en travaux, et c'est à la gare toute proche que nous allons chercher les infos. La guichetière daigne interrompre un moment sa conversation au téléphone pour me dire que pour aller à Glyfada il faut prendre le métro (elle me montre la direction) puis le bus (?). On finit par deviner que la station de métro se trouve derrière les palissades qui délimitent de gros travaux, et partons à contrecourant de la vague humaine qui se déverse dans les rues pour en trouver l'entrée. Nous montons dans la rame du métro mais les stations sont énumérées en grec, avec son alphabet cyrillique. Nous trouvons tout de même la station où descendre pour récupérer le tram. Opération réussie, sauf que la station de tram est fantôme, inutilisée, aucun affichage, nada !.(nous verrons plus tard qu'un tronçon du tram est entièrement coupé car en réfection complète, la fin de la ligne n'est donc plus alimentée, mais aucune info à ce sujet, nulle part) Nous nous rendons à la station de bus toute proche mais là aussi, rien de facile pour les étrangers : pas de plan, tout en alphabet grec. Je ne rentrerai pas dans les détails mais nous avons fini par arriver à Glyfada à 13h30, fatigués et affamés. Mais nous sommes en terrain connu et retrouvons avec plaisir notre hotel London et notre restaurant préféré du coin :-). L'hôtel nous a surclassé en nous proposant une chambre avec vue sur mer. Ca tombe bien, ça fait longtemps qu'on ne l'avait pas vu :-)

Je finis de me délasser par une petite baignade à la plage juste en face de l'hôtel.

Nous sommes vendredi, les rues sont ce soir en fête. Très animées et aérées avec de larges trottoirs. Il est 20h30 et les boutiques sont toujours ouvertes, profitant certainement de la clientèle des nombreux restaurants du quartier.

Une route à 3 voies longe la mer, elle n'est pas sensée être rapide, mais les chauffeurs ne semblent pas au courant. Les accélérations intempestives sont courantes, et nous pensons que les cyclistes qui s'y aventurent sont suicidaires. Le piéton qui veut la traverser doit être vigilant et surtout rapide !!

Demain, notre avion décollera à 21h00. Nous tacherons de profiter de cette dernière journée, la météo s'annonce belle...