Jeudi 17 avril. Monemvasia


Ce matin, j'attends mon capitaine. Nous irons ensemble jusqu'a la ville fortifiée de monemvasia.

Sa situation au pied d'un rocher, formant une presqu'île (la liaison à la terre est une digue où peuvent circuler les voitures) lui a parfois valu le nom de Gibraltar de l'est.

Le rocher mesure 1,8km de long et 300 de hauteur. La ville fut fondée au 6eme siècle. Elle a été le siège de nombreuses batailles mais je passe sur les sombres heures de son histoire.

Dépeuplée et isolée dans les années 1950, Monemvasia se repeuple peu à peu à mesure qu'augmente l'activité touristique: nombre de bâtiments médiévaux sont rénovés, certains convertis en hôtel. Ses ruelles très étroites, parfois en escaliers, ne permettent pas la circulation de véhicules. Je suis surprise de ne voir aucune mule pour le transport des marchandises et materiaux. En fait, tout se fait par des porteurs, avec ou sans brouette. Les livraisons s'effectuent vers un porche, unique entrée de cette fortification, et les porteurs se chargent de la distribution. Nous n'avons pas osé tester l'incidence sur le coût des boissons en terrasse.

Nous passons sur la digue ouverte à la circulation dans les 2 sens. Ici, pas de piste pour les piétons. Il faut être vigilant car les conducteurs grecs n'hésitent pas à nous frôler, surtout les taxis qui peuvent être excédés par les touristes, pourtant largement majoritaires dans leur clientèle.

Nous marchons ensuite durant 1,5km sur une route qui monte en pente douce jusqu'au porche de la ville. Cette portion est agréable puisque surplombant la mer. Une petite batisse est louee à des touristes avides de belle vue sur mer. Elle est très bien agencée à l'extérieur (comme a l'interieur ainsi que j'ai pu le constater sur le site de location). Mais l'annonce ne parle pas des centaines de touristes qui passent à pieds juste au-dessus avec une vue plongeante sur leur petit coin de paradis et leur bikini  😒.

Le passage sous le large porche est sombre et débouche sur 2 ruelles en V. Celle de gauche est dédiée aux boutiques touristiques. Inutile de vous dire que nous prenons celle de droite. Les ruelles sont tortueuses et il faut être vigilant avec les pierres et dalles inégales au sol. J'ai failli m'étaler par deux fois. Les bâtisses sont rénovées avec beaucoup de goût et professionnalisme. Certaines sont encore en ruine, d'autres en cours de rénovation. C'est un travail titanesque, ne serait-ce que pour apporter les lourds matériaux sur site. Nous remarquons que la hauteur des portes d'entrée est relativement basse, mon capitaine aurait été à la bonne hauteur 😉, c'est lui même qui le dit 😅

Nous deambulons ainsi un petit moment puis reprenons le chemin du retour.


L'unique et antique station service qui se trouve sur notre passage est ouverte, il nous faut du gasoil et ne pas tarder car les horaires d'ouverture sont très aléatoires. Hier j'avais croisé le livreur de fioul mais il n'avait que du rouge(détaxé), pour les pêcheurs. Il m'a dit qu'il passerait peut-être 🤥 demain matin mais la faible quantité de gasoil a nous livrer ne l'emballait pas (forcément 25 litres, c'est peu).

Nous vidons donc notre bidon de 20l de secours dans le reservoir du bateau et Damien part avec le diable pour le remplir de nouveau. Nous nettoyons et rangeons tout lorsque le livreur arrive avec son camion pour un yacht fraîchement mis à l'eau. Pfff....😒


3 bateaux sont arrivés hier en se mouillant directement au fond. Ce sont des grecs venus pour fêter la pâque orthodoxe (qui a lieu ce we) et ils savaient où se trouvait la seule borne d'électricité operationnelle 😅.


A midi, c'est resto pork steack et calamars frits.

Une petite baignade jusqu'à la taille pour moi et sieste sur la plage.


Damien s'est ensuite débattu avec un vendeur d'outillage qui ne parlait pas un mot d'anglais. Il a pu trouver une belle lampe frontale : rechargeable, puissante grâce à ses leds, et etanche. Il a aussi trouvé la bombe de peinture jaune mais rien pour changer notre 2ème bouteille de gaz....


Apero. Yamas🍻

A demain