Dimanche 26 mai. Sifnos
Le ciel est bien bas ce matin. De gros nuages menacent et le vent fait chuter la température.
Damien attend 9h00 qu'ouvrent les bars pour son expresso. Mais nous sommes dimanche, et les grecs sont encore plus zen ce jour là que les autres jours de la semaine.
A 10h00, nous partons faire une petite ballade. Nous nous rendons à Faros, qui se trouve au Nord Est du port Gialos, où nous sommes.
Démarrer le long du quai nous permet à peine de nous échauffer les jambes. Pas de transition, ça monte direct derrière.
Nous empruntons petites routes, chemins et escaliers, qui sont une bonne alternative à la route principale.
Nous arrivons au monastère de Chrysopigi, bâti sur une péninsule rocheuse. Ce rocher est en réalité un îlot, séparé du continent par un minuscule canal et relié par un pont court. De fait, une partie du monastère se trouve sur l'îlot et l'autre sur le continent.
Nous longeons la plage de sable Apokofto, bordée de tamaris. Une taverne semble prête à accueillir des familles entières, au vu des grandes tables dressées.(peine perdue, nous constaterons au retour que les familles ne sont pas au rdv ou arriveront après 14h30)
Nous prenons un sentier piétonnier qui remonte apres la plage,super bien aménagé, avec des éclairages tout le long. Passons devant les vestiges de mines. Dans l'antiquité, Sifnos était très riche grâce à ses céramiques, ses mines d'or et d'argent. Son sous sol regorge de minerais
(Plomb, cuivre, zinc et fer). J'avais remarqué hier à la plage combien le sable brillait de poudre argentée.
Nous arrivons aux plages de Faros, formant deux baies qui sont une excellente protection du meltem.
Nous allons jusqu'au bout de la pointe, au monastère Timos Stravios. La chapelle y est curieusement petite. Une grande partie du bâtiment est en effet consacrée à une salle a manger tout en longueur, aussi austère qu'on puisse l'imaginer, au sein de laquelle le spot publicitaire du chaussée aux moines n'a pas sa place, bien trop fantaisiste.
Nous faisons une halte repas dans la 2ème baie de Faros. L'île est aussi réputée pour sa gastronomie et les prix s'en font ressentir. Je ne pense pas exagérer en évaluant à plus 20% par rapport à Poros.
Nous prenons le chemin du retour mais pendant notre pose repas, du plomb s'est infiltré dans nos jambes !!, à moins que ce ne soit le quart de vin que nous avons chacun dégusté .
Nous parvenons à franchir les petites grimpettes pour rentrer au bateau. Nous avons parcouru 10kms, avec 260m de dénivelé. Nous avons pris notre temps puisqu'il est 15h00 lorsque nous retrouvons notre Mistral Gagnant. Bravo à mon capitaine!
Lorsque nous arrivons au port, 6 voiliers monocoques sont amarrés cul à quai. 2 catamarans et 1 bateau moteur sont amarrés en longside 😡, ne laissant plus de places au port piur les derniers arrivants. Certes, l'amarrage des catamarans avec vent latéral est délicat, mais on est bon skipper ou on l'est pas. Si à bord de gros catas, on n'est pas capable d'aller au mouillage plutôt que de bouffer toute la place au quai...🙄😬, c'est agaçant....
Apero avec Brigitte et Pascal sur Mistral Gagnant, après que les capitaines ont repris les amarres, devant avec la chaîne mère très sollicitée et derrière pour bloquer la valse incessante de la poupe des bateaux. Il faut dire que, bien que protégé, le port reçoit des vents catabatiques (du grec catabatikos: descendant), ils descendent de la montagnes en s'accélèrant. Ils ne peuvent pas lever de houle dans le port, mais il y a de bonnes claques,nous devrions atteindre les 30 nds cette nuit.
Yamas chers lecteurs